Elle s'appelle Ginette. Ou Marie. On ne sait plus. Ca dépend des jours. Elle aime d'un amour fou; tout. La vie, la fête, Mlle Superfétatoire. Et surtout lui, qu'elle a choisi. Lui qui se laisse petit à petit emporter dans la douce folie dure de la femme de sa vie. Jusqu'à ce que la raison ne soit plus qu'un souvenir.
Elle, et lui, ce sont les parents du narrateurs; entre danse de salon et jeux d'échec sur le carrelage, ils vivent au gré du vent sans les convenance qui font les grandes personnes. Et le narrateur vogue, comme nous, de haut en bas de leurs vagues.
On dit que la couverture ne fait pas l'ouvrage. Qu'il ne faut pas s'y fier. Croyez-moi, cette fois, c'est vrai. Je n'aurais pas ouvert le livre sans toutes ses bonnes critiques. Trop "50's", cette couverture. Je n'aurais pas ouvert le livre sans le regard pétillant d'une lectrice avertie. "Tu sais, l'autre jour, j'en parlais, et là, je me suis dit, mais j'ai envie d'y être, encore!" Oui, c'est à peu près ça, l'effet "Bojangles" : on y plonge, on y crowle, on y danse, on s'y délecte.
De la pure folie, douce, ou pas; de celle qui nous fait vivre. De celle qu'on aimerait voir, là, tous les jours, dans nos vies qui ne seraient alors pas celles de tous les jours. J'ai aimé Bojangles car je m'y suis retrouvée. J'ai aimé Bojangles pour son improbabilité. J'ai aimé Bojangles comme on aime son enfance. Un tour de manège. Qui ne s'arrêterait jamais.
Olivier, c'est ton premier roman : on attend les prochains !
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