Le noir se fait. Loin des "délires" artistiques de la salle d'à côté (à voir!), où s'entremèlent pèle-mèle un arbre en spaguettis, par Michel Blazy, une porte miniature à la "Alice au Pays des Merveilles", ou encore l'univers pictoral insensé d'un tueur en série, par Joe Coleman, ici, place à la science.

Christophe Galfard, jeune chercheur prometteur de la physique quantique (diplômé de mathématiques avancés à l'université de Paris, ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris et possesseur d'un certificat d'études mathématiques avancées de l'université de Cambridge, où il prépare actuellement un PhD sous la direction du professeur Stephen W. Hawking), co-auteur de "George's Secret Key to the Universe" (à paraître en Octobre chez "Simon & Schuster Children's Publishing"), apparaît sur scène dans la sobriété de sa blouse blanche. Un simple Power Point, un peu de musique et beaucoup de pédagogie et d'humour... Et le tour est joué ! Nous voilà transportés dans l'infiniement petit, au delà de l'atome, jusqu'à la particule élémentaire, les quarks.
Christophe Galfard nous apprend alors comment, aux grès des hasards de la sciences, les physiciens font la découverte de l'antimatière. Le concept, que beaucoup ont découvert dans sa version vulgarisée à travers le roman de Dan Brown "Anges et Démons", paraît insensé : les particules élémentaires auraient des "frères jumeaux" contraires, les antiparticules, qui, en contact avec la matière, s'anihileraient mutuellement pour laisser place à de l'énergie pure, énergie qui aurait donné naissance à l'univers.
Aujourd'hui, l'existence de l'antimatière est avérée - elle est même utilisée à diverses fins médicales et scientifiques. Pourtant, une question reste en suspend : pourquoi l'univers contient-il plus de matière que d'anti-matière; pourquoi l'antimatière n'a-t-elle pas totalement anihilé la matière? Pourquoi ce déséquilibre a-t-il permis la subsistance de l'univers... Et notre apparition? A cette question, la lumière décroit et rougit, et Christopher Galfard laisse le champs libre à la musique, tuba et contrebasse.
Parfois, seul l'art a les réponses....
2 commentaires:
Quel est donc cette "Université de Hawking" au Canada mentionnée dans votre article et qui demeure introuvable sur le net ?
Je n'ai trouvé qu'une seule référence : ce serait un autre nom pour le "Massachusetts Institute of Technology" qui n'est pas au Canada...
Bonjour Jean-Marc,
Autant pour moi, Christophe Galfard n'a pas fait ses études à l'"université de Hawking", mais bien à l'université de Cambridge, où il prépare actuellement un PhD sous la direction du professeur Hawking : (http://www.hawking.org.uk/)
Merci de votre commentaire, j'ai amendé l'article comme il se devait.
Gwenaelle Janvier
Enregistrer un commentaire